Le journalisme recoupe différents métiers qui ont en commun le même but : informer.
Le rédacteur en presse écrite récolte l’information par différents moyens (enquêtes, reportages, interviews ou dépêches d’agences de presse) puis rédige les articles.
Le journaliste reporter d’images (JRI) effectue des reportages et interviews sur le terrain. C’est à la fois un journaliste, un caméraman et un preneur de son. Il participe au montage de son sujet, puis rédige son commentaire avant de poser sa voix sur la bande montée. Le secteur est aujourd’hui en pleine évolution grâce à l’émergence des chaînes câblées.
Le journaliste radio réalise des interviews sur le terrain ou par téléphone puis il monte son sujet pour qu’il soit diffusable à l’antenne. Dans une rédaction radio, un journaliste est responsable du flash info, il fait régulièrement le point sur l’actualité grâce aux dépêches d’agences de presse ou aux sujets réalisés par les autres journalistes.
Le journaliste d’agence rédige des dépêches qui seront ensuite reprises par de nombreux médias.
Enfin, le journaliste Web reprend les dépêches des agences de presse pour alimenter des sites de journaux ou de médias audiovisuels. Quelquefois, il part sur le terrain réaliser des reportages, mais cela reste rare. Travailler pour un site d’informations n’est pas très attractif pour les journalistes mais c’est souvent un tremplin professionnel. Internet est un secteur dynamique en pleine évolution, le métier va sûrement évoluer ces prochaines années.
82% des journalistes travaillent en presse écrite dans un quotidien, un hebdomadaire ou un magazine. Environ 10 % des journalistes travaillent pour la télévision et 7% à la radio.
Après plusieurs années d’expérience, le journaliste peut se spécialiser dans un domaine (économie, politique, presse jeunesse…) qu’il apprécie particulièrement ou dans lequel il a fait des études supérieures.
Qualités requises : bonne culture générale, bonne expression écrite et orale, bonne capacité d’analyse, curieux, débrouillard, autonome, polyvalent.
La réalité du métier Journaliste d’investigation, d’opinion, grand reporter à l’étranger, présentateur du journal télévisé... les métiers du journalisme font rêver. Mais attention, la réalité est bien différente de ce que tu imagines. Les journalistes passent souvent leurs journées assis devant leur ordinateur. Les rédacteurs réalisent souvent les interviews par téléphone, faute de temps. Il existe très peu de journalistes qui partent en reportage à l’étranger. Ce sont des journalistes qui ont beaucoup d’expériences et qui travaillent dans de grands groupes de presse. Le journaliste rend compte des faits, il ne les commente pas. Seuls les éditorialistes et certains journalistes culturels donnent leur avis aux lecteurs. Enfin, un journaliste n’est pas un animateur télé. Ce sont deux métiers totalement différents.
Un métier précaire Le journalisme est un travail précaire : très souvent, les jeunes journalistes doivent travailler à la pige pendant plusieurs années avant de décrocher un contrat à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI). Lorsque qu’un journaliste « pige », cela signifie qu’il est payé à l’article. Les pigistes travaillent donc pour plusieurs titres à la fois et rédigent leurs articles souvent de chez eux. Les pigistes représentent 20 % des journalistes. Qu’il soit pigiste ou salarié permanent, le journaliste peut travailler le samedi, le dimanche, les jours fériés, parfois même la nuit !
Sa formation
Son salaire
Ses matières
Plus d'infos
Témoignages
Pour devenir journaliste, tu dois faire un bac général : littéraire, économique et social ou scientifique. Tout dépendra de tes résultats en 2nde générale et technologique et des matières que tu aimes étudier (si tu préfères les matières scientifiques, la littérature ou comprendre grâce à l’économie les grands sujets d’actualité. Les débouchés sont assez limités dans ce métier qui fascine beaucoup de jeunes. Si tu intègres une école de journalisme, tu auras plus de chance de trouver du travail. Mais ces écoles sont très sélectives. C’est pour cette raison que tu dois choisir un cursus d’études assez général qui te permette de rebondir si tu n’arrives pas à intégrer ces écoles. Je te conseille après ton bac de faire deux ans de classes préparatoires aux grandes écoles littéraires (CPGE) et/ou d’intégrer un institut d’études politiques (IEP) pour réussir au mieux ces concours. Les débouchés se situent surtout à des niveaux bac +4/+5. Pour postuler dans une école de journalisme, il faut que tu aies un maximum de culture générale et un très bon niveau en langues étrangères.
Il existe de nombreuses écoles privées de journalisme. Mais les formations reconnues sont les accès privilégiés au journalisme. Ces filières sont les seules à délivrer un diplôme reconnu par la profession et par l’Etat. Proposées à l’université ou en écoles spécialisées, elles sont accessibles sur concours, très sélectifs, ouverts aux niveaux bac à bac +3.
Formations reconnues par la convention collective des journalistes :
IUT de Lannion - Tél. 02 96 48 57 81 - www.iut-lannion.fr DUT Information-communication option journalisme Licence professionnelle de journalisme
IUT de Tours - Tél. 02 47 36 75 63 - www.iut.univ-tours.fr DUT Information-communication option journalisme Année spéciale de journalisme (ASJ) Licence professionnelle de journalisme
Centre de formation des journalistes (CFJ-Paris) - Tél. 01 44 82 20 00 - www.cfpj.com
Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Cuej-Strasbourg III) - Tél. 03 88 14 45 34 - http://cuej.u-strasbg.fr Master pro Sciences politiques et sociales mention journalisme du centre universitaire d’enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ)
Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Celsa-Paris IV) - Tél. 01 46 43 76 76 - www.celsa.fr Master pro Humanités mention management interculturel et communication spécialité journalisme du Celsa - Paris IV
Ecole de journalisme et de communication de Marseille (EJCM) - Tél. 04 91 24 32 00 - www.ejcm.univ-mrs.fr Master pro Sciences économiques et de gestion mention SIC spécialité journalisme de l’école de journalisme et de communication de Marseille (EJCM)
Ecole de journalisme de Toulouse (EJT) - Tél. 05 62 26 54 19 - www.ejt.fr
Ecole supérieure de journalisme (ESJ-Lille) - Tél. 03 20 30 44 00 - www.esj-lille.fr
Institut de la Communication et des Medias (ICM-Grenoble III) - Tél. 04 56 52 87 41 - www.u-grenoble3.fr Master Journalisme
Institut Français de Presse (IFP-Paris) - Tél. 01 44 41 57 94 - www.u-paris2.fr/ifp/ Master pro Sciences politiques et sociales mention médias, information, communication spécialité journalisme de l’Institut français de presse
Institut pratique de journalisme (IPJ-Paris) - Tél. 01 72 74 80 00 - www.ipjparis.org Depuis janvier 2005, l’IPJ permet à des jeunes âgés de moins de 26 ans et titulaires d’un Bac +3 d’obtenir leur diplôme par la voie de l’apprentissage en deux ans.
Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine - Tél. 05 57 12 20 21 - www.ijba.u-bordeaux3.fr / Master pro Lettres et sciences humaines mention sciences de l’information et de la communication spécialité journalisme au sein du nouvel Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine.
Les journalistes débutants gagnent entre 1 200 € dans un magazine spécialisé et 1 591 € dans un quotidien national. D’après une enquête du Syndicat National des Journalistes (SNJ), le prix moyen du feuillet (1 500 signes soit environ 25 lignes) est de 63 €. Ce tarif est la base de calcul de la rémunération des pigistes dans la presse écrite.
Alice, 16 ans, journalisme (Portraits de stagiaires)
Mon père dirige le service maquette d’un magazine féminin. C’était donc assez normal pour moi de faire mon stage dans son journal. En une semaine, je (...)
lire la suite
Marie-Aurore, 24 ans, journaliste Web (Pros)
Marie-Aurore est web journaliste. Sa mission : suivre l’actualité en direct pour alimenter un site d’informations. Depuis la sortie de son école de (...)
lire la suite
Lyna, 15 ans, radio (Portraits de stagiaires)
Dans quel univers professionnel as-tu eu l’occasion de faire ton stage ?
J’ai pu faire mon stage dans une radio parisienne. Le domaine de la radio (...)
lire la suite
Diane, 14 ans, journalisme (Portraits de stagiaires)
Quelles missions t’ont été confiées, avec quels pros as-tu travaillé ?
J’ai été affecté à la rédaction du magazine Vogue.
Qu’as-tu appris de ton stage ? (...)
lire la suite
Alexia, 24 ans, licence Pro AGER* (Portraits d’étudiants)
Pourquoi as-tu choisi cette école ?
Car elle proposait une formation professionnelle.
Quels sont ses plus ?
Elle est proche de la mer. L’année (...)
lire la suite
Christelle, 21 ans, licence professionnelle de journalisme (Portraits d’étudiants)
Pourquoi as-tu choisi cette école ?
J’avais passé plusieurs concours d’écoles et c’est le seul que j’ai réussi. Il n’y a que douze écoles de (...)
lire la suite
Julie, 20 ans, DU de journalisme (au Québec) (Portraits d’étudiants)
Pourquoi as-tu choisi cette école ?
J’ai choisi l’IUT de Lannion parce qu’il compte parmi les 12 écoles de journalisme reconnues en France. Et avec (...)
lire la suite
Bibifok, 22 ans, journaliste (Pros)
Quel est votre parcours scolaire ?
Bac L, DEUG Arts du spectacle, LICENCE Cinéma, DUT Information-Communication option journalisme.
Si ce n’est (...)
lire la suite
Bonjour Mélissa. Il n’y a pas de formation de journaliste sportif parmi les grandes écoles de journalisme (à l’exception d’une formation au CFPJ qui s’adresse aux sportifs de haut niveau). Ce sont les stages en milieu professionnel qui donne une coloration particulière au diplôme. La situation est la même dans les autres écoles non reconnues par la profession. Il y a moins de 3000 journalistes sportifs, ce qui est très peu face aux 30 000 autres journalistes. Tu peux en conclure que l’insertion est assez compliquée. Concernant les écoles de journalisme tu trouveras tous les liens sur notre fiche métier dans l’onglet "sa formation". Tu trouveras également la question d’Anna Rita au sujet du bac STG et des accès aux écoles de journalisme. Sache simplement que la vocation de STG est plus axée sur la communication des entreprises que sur le métier de journaliste. Bonne continuation.
La sélection en école de journalisme est très rude et les débouchés peu nombreux. Les écoles de journalisme recrutent à des niveaux bac+2, après 2 ans de classe préparatoire aux grandes écoles littéraires, une fac de Droit ou d’histoire. Pour postuler aux écoles de journalisme, il te faut un très bon niveau en langues étrangères et une très bonne culture générale. Les élèves qui obtiennent ce concours ont fait un bac général qu’ils ont obtenu très souvent avec mention. Si tu es intéressée par les métiers du journalisme, tu peux postuler après ton bac STG pour un DUT information communication.
Bonjour. Tu peux tout à fait combiner ton métier de journaliste à ta passion pour l’histoire en travaillant pour des revues historiques spécialisées, comme Historia. Si tu t’intéresses à l’histoire contemporaine, aux changements politiques, à l’actualité politique internationale, tu peux envisager de devenir journaliste dans un grand quotidien (journaliste politique ou grand reporter). Pour cela, avant de postuler pour une école de journalisme reconnue, je te conseille d’élargir ta culture générale après ton bac. Tu peux intégrer un institut d’études politiques (IEP) ou une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE). Ce sont deux formations généralistes, exigeantes qui te permettront de réussir un concours d’école de journalisme.
Bonjour. Si tu peux faire un bac S (scientifique), je te le conseille. Cela ne t’empêchera pas de choisir après ton bac des études plus littéraires : journalisme, sciences politiques, etc. Tu dois choisir le bac que tu vas réussir le plus honorablement.
Conseils d’orientation
Tu te poses des questions quant à ton orientation et ton futur métier ? Pas de panique ! Pierre et Stéphane, nos deux conseillers d’orientation-psychologues en ligne t’apportent leur expertise en la matière.
Stagiaires et étudiants, témoignez !
Tu as réalisé un stage passionnant, révélateur ou catastrophique ? Tu es étudiant(e) ou apprenti(e) et tu souhaites partager ton expérience ? Dis-nous tout ! Pour aider et transmettre à ceux qui s’apprêtent à vivre la même expérience.