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Bio + techno = biopuces

Les technologies de la santé constituent l’un des enjeux majeurs du CEA. Et parmi celles-ci, les biopuces ont de beaux jours devant elles.

Eprouvettes, pipettes et autres instruments de laboratoire pourraient bien se voir remplacés par la biopuce. Diagnostic de maladies, recherche de molécules pharmaceutiques, étude de la cellule vivante et de son patrimoine génétique… Les applications des biopuces couvrent déjà des domaines allant de la santé à l’agroalimentaire en passant par l’environnement.
D’innombrables autres applications sont envisageables pour ces systèmes miniaturisés qui allient micro-électronique et biologie. Mais c’est en médecine que leur utilisation est la plus prometteuse. Par exemple, une seule puce à ADN permet d’analyser l’ensemble des gènes d’un individu en quelques heures. Auparavant, une telle opération aurait mobilisé un laboratoire entier pendant plusieurs semaines…
Tout comme les puces électroniques ont bouleversé notre quotidien et nos habitudes de consommation, les biopuces promettent de transformer notre façon de nous soigner.

Face à un tel enjeu, en 1999, le CEA met en place le projet Biopuces.
Son objectif : développer des biopuces – puces à ADN et à protéines, laboratoires sur puce, puces à cellules – capables d’intégrer toute la complexité du vivant et les outils – lecteurs, scanners, logiciels – pour les exploiter. Un laboratoire consacré aux puces sur silicium, installé à Grenoble depuis 2001, s’y consacre entièrement.

Le CEA crée la même année une plate-forme de production de puces à ADN sur verre, installée à la Génopole d’Evry. Elle fournit puces à ADN et systèmes bio-informatiques aux équipes de recherche académique et aux industriels français. Dotée d’outils performants, elle a déjà produit près de 15 000 puces pour les études du génome* de l’homme, de la souris, de la levure et de la plante modèle Arabidopsis thaliana. Les gènes utilisés pour fabriquer les puces proviennent de la banque de la plate-forme constituée d’environ 26 000 gènes humains, autant de gènes de souris, la totalité du génome de la levure soit 6 300 gènes et 6 300 régions intergéniques et enfin de 9 500 gènes d’Arabidopsis thaliana.

* Le génome est l’ensemble du matériel génétique d’un individu ou d’une espèce

(Légende photo : Biopuce Biosoc - © photo : CEA)

 


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